L’augmentation de l’instabilité politique, des conflits et des disparités économiques a entraîné une hausse significative des migrations irrégulières, y compris la migration clandestine. La migration clandestine expose des personnes déjà vulnérables à de graves risques, notamment la violence sexuelle et fondée sur le genre et la traite des personnes à des fins sexuelles.
Recommandations
S’engager à inclure des points de vue tenant compte des différences de genre dans toute discussion ou tout engagement du G7 sur la migration clandestine.
Veiller à ce que les agents et agentes des services frontaliers et les autres agents et agentes d’application de la loi soient formés au sujet des dimensions de genre de la migration clandestine, afin d’accroître leur capacité à reconnaître les besoins et les vulnérabilités des femmes et des filles dans ces contextes, et à y répondre.
Justification
Les femmes et les filles qui sont des migrantes clandestines sont souvent confrontées à de la violence fondée sur le genre, qui va de commentaires déplacés à des agressions sexuelles proprement dites. Les femmes et les filles constituent la majorité des victimes de la traite de personnes et, lorsqu’elles sont capturées ou exploitées par des trafiquants, elles risquent 3 fois plus que les hommes d’être soumises à des violences physiques ou extrêmes. Une meilleure compréhension par les agents et agentes des services frontaliers et les autres agents et agentes d’application de la loi des dimensions de genre de la migration clandestine contribuera à protéger les femmes et les filles de la violence fondée sur le genre et d’autres violations des droits de la personne, et à rendre les enquêtes plus efficaces.